Dans le coin
Les tiques attaquent
 
L'exceptionnel douceur de la période hivernale conduit au même constat paradoxal: il' n'y a pas eu d'hiver.
Du moins jusqu'à présent. On peut encore être surpris par une attaque en règle d'ici le retour printanier du calendrier. Gare aux gelées tardives.
Par contre, ce que l'on observe aussi, précisément à cause de cette douceur caractéristique, c'est
 l'apparition q'une petite faune qui risque de poser bien des problèmes.  
Du chat au cheval, en passant par les animaux de la ferme, des vétérinaires de chez nous observent des pathologies et des changements de comportements pour le moins inhabituels. Si votre chat se gratte sans arrêt, c'est qu'il est probablement infesté de puces. D'habitude, les gelées font mourir les parasites de l'été. Mais elles n'ont pas été suffisantes.
La plupart des animaux de compagnie seront donc touchés. Tout dépendra des environnements qu'ils fréquentent, les parasites se développant uniquement dans certains biotopes.
Autrement dit, il conviendra de veiller et d'éliminer non seulement les parasites présents sur les animaux,  mais aussi dans leur environnement. Il y aura des puces en abondance, c'est à prévoir et à redouter. Il y aura aussi des tiques. Ces vilaines petites bestioles sont plus dangereuses car elles transmettent des maladies aussi bien aux animaux qu'aux hommes. Il s'agit, affirme notre vétérinaire, de la piroplasmose chez le cheval, le chien et la vache et la maladie de Lyme pour le chien et les humains. On trouve aussi le pou du cheval. A surveiller de très près. 
La vache souffrira sans doute aussi d"une infection parasitaire nommée la maladie de Mortellaro, apparue et décrite pour la première fois en 1974. Elle a envahi le sol nord-américain dans les·années 80 d'où elle nous a été importée vers le milieu des années 90. Il s'agit d'une dermite digitale très douloureuse pour la vache et qui sévit en général jusqu'au mois de novembre. Mais comme les étables sont trop humides et trop chaudes, le parasite continue ses ravages.
 
Et pendant ce temps-là, voilà-t-il pas que le castor fait une réapparition remarquée. On le voit sur le plateau des Tailles, entre Houffalize et la Baraque de Fraiture, mais également du côté de Bertrix et, plus près de chez nous, entre Etalle et Sainte-Marie/Semois. On trouve également de nouvelles traces sur la Sûre, à hauteur de la zone qui s'étend de Martelange jusqu'au lac d'Esch/ Sûre. On peut rappeler que le castor est une espèce protégée dans toute l'Union européenne. Donc chez nous aussi. Autrement dit, il y a de quoi se féliciter quand des dispositifs pratiques sont mis en place, le long de la Semois, pour assurer protection et Iiberté  de mouvement aux castors réapparus sur nos terres.C'est-à-dire qu'il faut éviter et proscrire certaines attitudes agressives et excessives, que l'on doit malheureusement constater aujourd'hui. Ecologiquement parlant, le castor est un animal utile. Merci d'en tenir compte.

Sanitairement vôtre,
 Pup Lihvir.